Aucun autre événement dans l’Histoire n’a été davantage détourné par l’idéologie capitaliste que la Révolution russe.Dans les cours d’histoire, le rôle des femmes n’y est d’ailleurs presque jamais mentionné, et les mesures acquises les concernant inexistantes. Le renversement complet du capitalisme et du féodalisme par la classe ouvrière russe sous la direction du parti bolchevik en 1917 a stimulé un changement radical et inédit dans la société. Les bolcheviks ont été en mesure de prendre le pouvoir, précisément parce qu’ils étaient la voix des masses opprimées, des travailleurs, des pauvres et des femmes. Aujourd’hui, l’inégalité et l’oppression économiques n’ont jamais été aussi flagrantes: selon le rapport de 2017 d’OXFAM sur les inégalités1, la richesse combinée des 8 personnes les plus riches au monde dépasse celle de la moitié la plus pauvre de l’humanité. Et tandis que cette inégalité continue de croître, il en est de même de l’oppression des femmes et de la communauté LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels, trans) à travers le monde, même dans le monde occidental. Par exemple, en Russie, aujourd’hui, la loi controversée sur la dépénalisation des violences domestiques adoptée par Vladimir Poutine2 entend réduire à une simple amende la peine qui était auparavant de deux ans de prison pour les auteurs de ces violences domestiques. D’autres lois sexistes ont pris place en Turquie3 ou existaient toujours comme en Tunisie4 par exemple autour de la banalisation et de la dépénalisation du viol. Des lois qui, heureusement, ont été abandonnées grâce à une mobilisation victorieuse des femmes. De l’autre côté de l’Atlantique sévit le ‘‘pussy-grabber’’5 Trump. Après son attaque frontale contre le droit à l’avortement le 23 janvier dernier, son sexisme rampant continue à faire les titres : dernièrement il aurait exigé que les femmes travaillant au sein de son administration ‘‘soient habillées comme des femmes’’6. Trump et les politiciens à la botte du capitalisme remettent en cause les acquis fondamentaux pour lesquels les femmes se sont battues tout au long du 20ème siècle. Toutefois, les luttes historiques récentes que ce soit en Amérique latine (contre les féminicides), en Europe (la grève des femmes en Pologne et en Islande) ou aux USA, avec plus de 4 millions de participants aux Women’s March, sont l’expression de la vive recrudescence des luttes pour les droits des femmes, et de la volonté de combattre de celles-ci.
Entre les accusations de coup d’État sanglant ou de complot allemand, il est un sujet auquel ces médias ne semblent pourtant pas pouvoir s’en prendre : les acquis des femmes obtenus par la Révolution russe. Ces conquêtes majeures étaient sans précédent à une époque où le droit de vote des femmes et la liberté économique de celles-ci n’étaient certainement pas envisageables, et ce même dans les pays capitalistes avancés.
100 ans plus tard, le droit au divorce, à l’avortement, la pénalisation du viol, etc. ne sont toujours pas acquis dans de nombreux pays, ou sont menacés de disparaître. Nous revenons sur ces acquis les plus progressistes de l’histoire et sur les méthodes des bolchéviques qui ont soutenu leur développement.
Publié le 5 mars 2017 dans la catégorie
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