Un 8 mars combatif: C’est tout le système qui est coupable!

Le 8 mars a été combatif. La manifestation la plus importante a été celle de Bruxelles avec 15.000 participant.e.s. La Campagne ROSA a formé un bloc militant avec des centaines de participant.e.s. La télévision bruxelloise a invité notre camarade Celia à s’exprimer. Des manifestations et événements locaux ont également eu lieu à Gand, Liège, Anvers […]

Le 8 mars a été combatif. La manifestation la plus importante a été celle de Bruxelles avec 15.000 participant.e.s. La Campagne ROSA a formé un bloc militant avec des centaines de participant.e.s. La télévision bruxelloise a invité notre camarade Celia à s’exprimer. Des manifestations et événements locaux ont également eu lieu à Gand, Liège, Anvers et Louvain, entre autres. Avec 1 800 personnes, la manifestation de Gand était beaucoup plus importante qu’ailleurs. Là aussi, la Campagne ROSA était bien représentée avec un bloc combatif. A Anvers, notre délégation a été renforcée par des activistes de la communauté queer et des personnes d’origine tamoule, à Liège, nous avons joint nos forces à celles de militants kurdes. A Liège, nous avons également organisé une action en soirée à l’université avec une quarantaine de participant.es au côté des camarades du Collectif Violet Rouge, de Serhildan Bel et du Mouvement des femmes Kurdes en Europe (tjk-e.com).

Personne n’est libre tant que tout le monde ne l’est pas

Aujourd’hui, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous occupons les rues partout dans le monde dans l’esprit du slogan : “Pleurer les mort.e.s – se battre pour les vivant.e.s”. Dans le monde entier, des millions de personnes protestent contre les féminicides, la violence de genre, les discriminations et le harcèlement. A Gand, le personnel d’entretien des écoles lutte contre les coupes budgétaires et réclame un salaire minimum de 17 euros de l’heure, des investissements dans les services publics et une charge de travail allégée. À Liège, le personnel de l’AVJ, un service d’aide à la vie journalière pour des personnes à mobilité réduite, est aussi en lutte. Nos pensées iront aussi aux femmes de Palestine et aux personnes qui leur sont solidaires dans le monde entier pour exiger la fin des actes génocidaires à Gaza et pour condamner la complicité des gouvernements occidentaux et de l’industrie de l’armement !

Tout cela replace le 8 mars dans la tradition définie dès ses origines par la marxiste allemande Clara Zetkin : “le 8 mars est né de la classe ouvrière. La journée est née des luttes des femmes de la classe ouvrière pour leurs droits et contre l’oppression et l’exploitation”. Par la suite, le 8 mars est aussi devenu une journée de lutte contre le fascisme et l’impérialisme. Une véritable émancipation n’est possible qu’en se battant avec acharnement pour la libération de tou.te.s. Nous luttons pour l’indépendance financière, une pension minimale de 1.800 euros et une semaine de travail de 30 heures sans perte de salaire et avec embauches compensatoires. Allons chercher l’argent là où il est : de toutes les richesses produites depuis 2020, deux tiers sont allés aux 1% les plus riches !

Pleurer les mort.e.s et se battre pour les vivant.e.s !

Le désespoir et la précarité d’existence permettent à la droite et aux conservateur.trice.s d’entretenir la division et de dévier l’attention des problèmes sociaux causés par leurs politiques. Diviser pour mieux régner ! Quitte même à instrumentaliser l’attention croissante portée aux droits des femmes de manière raciste et islamophobe. Combattre le sexisme, cela exige de lutter contre toutes les oppressions.

Les discours racistes, sexistes et queerphobes alimentent les violences dans la société.

Les droits des personnes LGBTQIA+ sont sous pression dans le monde entier. Les personnes transgenres se voient refuser l’accès aux sports. Des livres et des cours sur le genre et le consentement sont attaqués et même des écoles incendiées ! Cette haine fait du monde un endroit dangereux pour les personnes queers. Nous l’avons encore vu en février en Oklahoma avec le terrible meurtre de Nex Benedict, jeune personne non binaire de 16 ans. Plus jamais ça !

Gaza : une question féministe

Selon les dernières statistiques d’ONU Femmes, 951.490 femmes et jeunes filles ont été déplacées, dont 50.000 sont enceintes et beaucoup devraient accoucher dans le mois à venir. Des experts font état d’abus sexuels, d’humiliations sexuelles et de menaces de violences sexuelles à l’encontre de Palestiniennes par les forces de défense israéliennes.

“Nous ne sommes pas moins nombreux, nous sommes moins organisés”, expliquait Malcolm X. Ne lâchons rien et continuons à construire un mouvement féministe anticolonial et anticapitaliste. Nous exigeons non seulement un cessez-le-feu permanent immédiat, mais aussi la fin immédiate de l’occupation israélienne soutenue par l’Occident. Nous luttons pour l’émancipation sociale de toute la région mais aussi pour la fin de tous les conflits, de l’est du Congo au Soudan, en passant par l’Ukraine et ailleurs.

Rencontre avec une militante brésilienne

“L’acte le plus révolutionnaire qui soit est de voir le monde tel qu’il est réellement”, tels sont les mots de Rosa Luxemburg, célèbre militant marxiste allemande. Ceux qui veulent changer le monde doivent aussi le comprendre. C’est dans cet esprit que nous accueillons fin mars Maria Clara, une militante féministe anticapitaliste et socialiste impliquée dans la lutte contre le racisme et l’extrême droite au Brésil. Elle est membre de la branche brésilienne de ROSA International, Feministas Antiracistas Socialistas, notamment engagée dans la défense des peuples autochtones.

Elles exigent une meilleure protection de la forêt amazonienne, des droits reproductifs tels que l’avortement et l’accès à des soins de santé gratuits pour les personnes transgenres, entre autres, ainsi que des mesures concrètes pour lutter contre la violence de genre. Ces objectifs plus que jamais nécessaires sont en totale contradiction avec la logique de profit du capitalisme. Entre les profits et notre sécurité et notre bien-être, nous avons choisi ! C’est pourquoi nous luttons en faveur d’une société socialiste démocratique. Participez à nos réunions ouvertes et faite connaissance de ROSA International. Renversons ce système de sexisme, d’oppression et de colonialisme !


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ROSA organise des actions, des événements et des campagnes pour combattre le sexisme et le système qui l’entretient : le capitalisme.