Journée internationale de lutte pour les droits des femmes – Luttons ensemble pour de nouvelles victoires !

>> Dimanche 8 mars - 14h - Gare centrale, Bruxelles. ‘‘Le 8 mars, tous les jours.’’ C’était la banderole brandie par la Commission femmes de la CGSP lors de la manifestation pour une sécurité sociale forte du 28 janvier dernier. Et, effectivement, la lutte pour les droits des femmes, c’est tous les jours !

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Depuis plusieurs mois, les luttes se sont développées dans de nombreux secteurs. Nous avons notamment vu les aide-ménagères des titres-services dénoncer, depuis le mois d’octobre, leurs conditions de travail, leur bas salaire et le harcèlement sexuel qu’elles subissent tous les jours. Une lutte féministe ? Oui, car ‘‘à Bruxelles, les travailleuses titres-services sont majoritairement des femmes (96 %) d’origine immigrée (98 %) (…) un quart d’entre elles ont plus de 50 ans. Elles ont généralement des enfants, avec une proportion importante (16 %) de mères seules.’’ (1) Après plusieurs manifestations, une grève en janvier, et pleins de bâtons dans les roues pour pouvoir mobiliser correctement, elles ont réussi à obtenir une augmentation de salaire de 0,8%. C’est moins que l’Accord interprofessionnel (AIP) et ce n’est clairement pas suffisant pour vivre dignement. Mais c’est une première bataille gagnée contre les patrons qui ne voulaient rien céder au départ ! Une lutte légitime ? Oui, car les multinationales continuent de faire des bénéfices sur le dos de ces travailleuses, Sodexo, par exemple, a eu un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros en 2018 ! Alors qu’avec 11,50 € brut/h, les 145.000 travailleuses du secteur sont parmi les salaires les plus faibles du pays.

Au même moment, c’est le mouvement de La Santé en lutte qui ne relâche rien et qui s’étend à plusieurs villes belges comme Liège qui vient d’avoir sa première Assemblée générale et Charleroi qui aura la sienne prochainement. Depuis le 8 mars dernier, les travailleurs des hôpitaux ne veulent plus accepter les salaires trop bas, le manque de matériel, les heures de travail à rallonge, et un sexisme devenu très ordinaire ; pour ne citer que certaines de leurs revendications. Une lutte féministe ? Oui, car en Belgique, les infirmiers sont essentiellement des infirmières (à plus ou moins 85%)(2) ! Une grande manifestation de La Santé en Lutte aura lieu le 29 mars, à laquelle le PSL et la Campagne ROSA seront présents.

Enfin, pour citer un dernier exemple de lutte, c’est toute l’université de Gand (UGent) qui sera en grève le 9 mars, pour obtenir une augmentation des salaires les plus bas à hauteur de 14€/heure. A l’UGent, 101 personnes sont payées moins de 14€/h brut. Les catégories moins rémunérées dans l’université sont celles qui travaillent dans les restaurants, donc une majorité des femmes. Il leur faut 12 ans d’ancienneté pour gagner 14€ de l’heure ! Si cette lutte – menée par les travailleuses et les travailleurs – est remportée à l’UGent, ce serait un exemple de victoire, un précédent capable d’entraîner une dynamique similaire ailleurs, dans d’autres universités, dans d’autres secteurs, dans toute la Belgique,… N’oublions pas, qu’en Belgique, dans la tranche des 10% de salaires les plus bas, il y a 70% de femmes !

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ROSA organise des actions, des événements et des campagnes pour combattre le sexisme et le système qui l’entretient : le capitalisme.