Il y a seulement quelques jours, dans une centre pour réfugiés du Péloponnèse, dans le sud de la Grèce, 150 personnes sur 397 ont été testées positives au Covid19. Il s’agit d’un hôtel réquisitionné et géré par l’Organisation Internationale pour la Migration (une ONG sous la direction de l’ONU). Parmi les personnes contaminées, 148 sont des demandeurs d’asile, auxquelles il faut ajouter une travailleuse de l’hôtel et un travailleur de l’ONG. Ce n’est pas la première fois que des cas sont identifiés dans un camp de réfugiés en Grèce ; c’est au moins le troisième, et ce n’est pas une surprise.
Coronavirus. les femmes migrantes utilisées comme boucs émissaires
L’annonce d’une contamination importante au Covid19 dans une structure d’hébergement pour réfugiés s’est accompagnée d’une rumeur : certaines des femmes hébergées dans ce centre se prostitueraient. Les médias et le gouvernement ont attisé cette rumeur qui rend ces femmes migrantes responsables de la propagation du virus.
ROSA organise des actions, des événements et des campagnes pour combattre le sexisme et le système qui l’entretient : le capitalisme.
Publié le 7 mai 2020 dans la catégorie
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