Mexique. Occupation du bâtiment CNDH, suite à un nouveau féminicide.

En réaction du féminicide de Danna Reyes (16 ans), le procureur général de l’Etat de Basse-Californie, Guillermo Ruíz, a provoqué l’indignation lorsqu’il a blâmé la victime justifiant le crime par le fait que celle-ci portait des tatouages.

Cette semaine, des féministes de différentes organisations se sont mobilisées pour s’emparer des locaux de la Comité National des Droits de l’Homme, situés dans la República de Cuba, à Mexico. Parmi ces femmes, certaines sont des mères de jeunes filles abusées sexuellement, disparues ou même victimes de féminicide.

Exigeant la punition des responsables et l’attention immédiate aux dossiers oubliés, elles ont indiqué qu’elles ne comptaient pas partir de ces locaux et qu’au contraire, elles les transformeraient en « squat » afin de transformer le bâtiment en refuge pour les victimes des violences faites aux femmes. Il faut savoir que la situation des femmes au Mexique est alarmante. En effet, il est estimé qu’en 2019 le taux de Mexicaines tuées étaient de 1.5 sur 100 000 pour la simple raison qu’elles étaient des femmes. Chiffre qui est en augmentation depuis ces dernières années.

Ces statistiques font également écho au meurtre de Danna Reyes, 16 ans, assassinée il y a deux semaines par des amis à elle, qui ont par la suite brûle son corps. En réaction à ce féminicide, le procureur général de l’Etat de Basse-Californie, Guillermo Ruíz, a provoqué l’indignation lorsqu’il a blâmé la victime justifiant le crime par le fait que celle-ci portait des tatouages.

Pour nous, membres de la Campagne Rosa, ces faits ne sont pas des actes isolés, mais plutôt la conséquence de tout un système : le système capitaliste et sa logique d’oppression, de division et de profit mettant à mal les services sociaux et publiques, tels que l’enseignement ou les services d’aide et d’accompagnement aux victimes.

Nous aspirons donc à un autre système plus juste et égalitaire, un système socialiste, et exigeons :

  • un refinancement des services sociaux et d’aide et d’accompagnement des victimes ;
  • la création de refuges en suffisance ;
  • un investissement massif dans l’enseignement pour une éducation non-genrée et qui sensibilise aux problèmes de sexisme, de lgbtquia-phobie et de racisme.

 


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ROSA organise des actions, des événements et des campagnes pour combattre le sexisme et le système qui l’entretient : le capitalisme.