Cette semaine, des féministes de différentes organisations se sont mobilisées pour s’emparer des locaux de la Comité National des Droits de l’Homme, situés dans la República de Cuba, à Mexico. Parmi ces femmes, certaines sont des mères de jeunes filles abusées sexuellement, disparues ou même victimes de féminicide.

Ces statistiques font également écho au meurtre de Danna Reyes, 16 ans, assassinée il y a deux semaines par des amis à elle, qui ont par la suite brûle son corps. En réaction à ce féminicide, le procureur général de l’Etat de Basse-Californie, Guillermo Ruíz, a provoqué l’indignation lorsqu’il a blâmé la victime justifiant le crime par le fait que celle-ci portait des tatouages.
Pour nous, membres de la Campagne Rosa, ces faits ne sont pas des actes isolés, mais plutôt la conséquence de tout un système : le système capitaliste et sa logique d’oppression, de division et de profit mettant à mal les services sociaux et publiques, tels que l’enseignement ou les services d’aide et d’accompagnement aux victimes.
Nous aspirons donc à un autre système plus juste et égalitaire, un système socialiste, et exigeons :
- un refinancement des services sociaux et d’aide et d’accompagnement des victimes ;
- la création de refuges en suffisance ;
- un investissement massif dans l’enseignement pour une éducation non-genrée et qui sensibilise aux problèmes de sexisme, de lgbtquia-phobie et de racisme.
Publié le 11 septembre 2020 dans la catégorie
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