En annonçant cette décision, la direction a explicitement fait référence à la campagne de la CGSP qui a bénéficié d’un soutien considérable au sein de la communauté universitaire. Des consultations sociales auront lieu les mois à venir concernant les modalités exactes de l’augmentation, mais il est déjà clair que les salaires les plus bas seront augmentés.Pour le personnel de l’UGent qui se trouve dans la tranche salariale la plus basse (dans les restaurants et cafétérias notamment), l’augmentation représente plus de 10 %, les salaires les plus bas bénéficiant d’une augmentation nette d’environ 100€ par mois. Bien qu’il s’agisse d’un groupe relativement restreint (une centaine de personnes au début de la campagne, environ 70 actuellement), la victoire n’en est pas moins forte. Cela n’a été possible que grâce à une campagne combative. Cette dernière liait la revendication de l’augmentation du salaire minimum à celle de la statutarisation du personnel des restos étudiants ainsi qu’à l’internalisation du personnel de nettoyage. C’était idéal pour élargir la base de soutien de la campagne. La réalisation de ces trois revendications représenterait une amélioration considérable des salaires et des conditions de travail du personnel subissant les pires statuts.
Par Tim Joosen, délégué CGSP-UGent
A l’université de Gand (UGent), le Conseil d’administration a approuvé le 5 février dernier la décision de principe d’augmenter les salaires les plus bas à un minimum de 14€ de l’heure. Cette décision ne tombe pas du ciel, elle est le fruit d’une campagne militante de longue haleine lancée il y a deux ans par la délégation CGSP à l’université, en coopération avec le Comité de la grève des femmes de l’université. Cette victoire est un sérieux coup de pouce à la campagne nationale « Fight for 14 euros » de la FGTB ainsi que la démonstration éclatante qu’une campagne soutenue et sérieusement organisée peut être couronnée de succès.
Publié le 31 mars 2021 dans la catégorie
Écrit par 