Les établissements sont aussi en ligne de mire : des collectifs féministes dénoncent leur inaction et le fait que les universités essaient d’étouffer les témoignages et la parole des victimes. Par exemple, un des chargés de cours de la faculté déjà inculpé pour viol, coups et blessures etc, poursuit sa collaboration avec l’université. Des violeurs peuvent toujours figurer sur la liste des élections étudiantes.En 2019, à l’UCLouvain a lancé la campagne de sensibilisation et d’information « Together ». Il existe désormais une porte d’entrée unique pour accueillir les plaintes en toute confidentialité, et prendre en charge les victimes. Mais l’université ne peut que faire le constat que le dispositif n’est pas suffisamment connu, qu’ils doivent le renforcer et amplifier la communication.
En octobre dernier, une manifestation avait même eu lieu à Louvain-la-Neuve afin de dénoncer ces violences sexistes qui touchent en masse les étudiant.e.s.
Cette dénonciation plus importante du sexisme est, entre autre, due à la multiplication des mouvements féministes de masse tels que #Metoo apparus ces dernières années et un changement commence à s'opérer dans la conscience collective.
Récemment, une étude de l’Université de Liège a également montré qu’une étudiante belge sur cinq a subi une tentative de viol. Elle y souligne également que les jeunes filles de 18 à 24 ans sont deux à quatre fois plus susceptibles de se faire agresser et que pas moins de 20 % des étudiantes signalent avoir eu au moins une expérience sexuelle non voulue pendant leurs études à l’université !
Publié le 5 avril 2021 dans la catégorie
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