Participez à la manifestation et rejoignez-nous ! (contact@campagnerosa.be / 0470 03 22 06 Emily Burns)En 2021 et 2022, les salaires des travailleurs et travailleuses ne pourront augmenter que de maximum 0,4%. Cela ne représente que 6€ bruts par mois pour les bas salaires, attribués à 70% de femmes ; 9€ bruts par mois pour le personnel des métiers dits « essentiels » qui comptent là aussi une écrasante majorité de femmes : distribution (supermarché), soins santé, aide aux personnes, enseignement,… Essentiels mais précaires, voilà en gros ce qui nous est proposé. A contrario, le patron de Delhaize, lui, a vu son salaire augmenter de 34%. Ce n’est pas la crise pour tout le monde ! Il existe toujours un écart salarial entre femmes et hommes. Les femmes gagnent 23,1% de moins que les hommes par année. Pour celles ayant travaillé à temps partiel (faute d’emplois à temps plein ou en raison de l’absence de services publics permettant de concilier travail et vie de famille), l’écart entre femmes et hommes explose pour atteindre environ 30% à la pension. Le problème n’est évidemment pas que les hommes bénéficient de trop bons emplois. Le problème, c’est que les femmes ne gagnent pas assez pour être financièrement indépendantes. Elles sont deux fois plus nombreuses à se retrouver dans une situation de dépendance financière. Les femmes sont surreprésentées dans les emplois précaires et représente une majorité écrasante des pertes d’emploi liées à la crise. Ainsi, dans le monde, avec cette crise, le revenu des femmes chute deux fois plus que celui des hommes. Tout cela contribue largement à aggraver le manque de considération dont pâtissent les femmes dans la société, ce qui alimente le sexisme.
La Campagne ROSA (Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité) appelle à participer à la manifestation syndicale nationale du 24 septembre pour changer la loi sur la norme salariale.
Alors que l’on constate chaque jour l’augmentation du coût de la vie, la loi dite de 96 empêche les syndicats d’obtenir une vraie augmentation des salaires des travailleurs et travailleuses. Avec 70% de femmes parmi les travailleur.euse.s au plus bas salaire, la lutte pour son augmentation est aussi une lutte féministe.
Publié le 20 septembre 2021 dans la catégorie
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