Écrit par Emily Burns - coordinatrice nationale de ROSA :

Pas de capitalisme sans sexisme… Pas de socialisme sans féminisme !

Pas de capitalisme sans sexisme… Pas de socialisme sans féminisme !

Les socialistes ont montré très tôt que l’oppression spécifique des femmes, comme toutes autres formes d’oppression, a une base économique. Sous le capitalisme, selon la stratégie du diviser pour mieux régner, le sexisme est un outil puissant pour tenter de diviser la classe ouvrière et faire davantage de profits : écart salarial entre travailleuses et travailleurs, travail domestique non rémunéré majoritairement supporté par les femmes, marchandisation du corps des femmes pour maximiser les ventes, …

Pour l’émancipation des femmes, luttons contre les bas salaires

Pour l’émancipation des femmes, luttons contre les bas salaires

La démonstration de force des travailleuses de Glasgow a bénéficié d’une grande solidarité : 600 éboueurs – presque exclusivement masculins – ont ainsi refusé de franchir le piquet de grève et n’ont pas rejoint leur poste de travail, en dépit des menaces de leur direction. Cette solidarité est indispensable pour renforcer la lutte. On ne se libère pas seules de l’oppression, mais collectivement et par la solidarité. Les grévistes se partageront 567.000.000€ d’indemnités et les syndicats travailleront avec les autorités à l’élaboration d’un système de rémunération équitable. Ce combat pourrait en inspirer bien d’autres au Royaume-Uni et ailleurs.

8 mars – Reprenons les meilleures traditions du mouvement ouvrier organisé

8 mars – Reprenons les meilleures traditions du mouvement ouvrier organisé

Les travailleuses précaires sans représentation syndicale se retrouvent seules face à leur patron et clients et vulnérables aux abus et violences. Au-delà des heures de travail, le manque d’indépendance économique accroît encore les difficultés à s’extraire d’une éventuelle situation de violence.

Mon corps, mon choix ! Ensemble dans la rue le 8 mars.

Mon corps, mon choix ! Ensemble dans la rue le 8 mars.

Les discriminations à l’encontre des femmes sont parfois plus “subtiles” que dans le passé avec un cadre législatif théoriquement égalitaire, mais les diktats de beauté et la culpabilisation des victimes de harcèlement et de viol reste décomplexés et accompagnés d’une vision biaisée – colportée dans le folklore estudiantin, les pubs,… – de ce qu’est le consentement. Tout cela fait partie de la “culture du viol.”

Comment construire la dynamique du 8 mars parmi les travailleurs ?

Comment construire la dynamique du 8 mars parmi les travailleurs ?

Les femmes sont parmi les premières victimes de l’austérité. La réduction des services publics fait reposer sur les épaules des familles, généralement des femmes, des tâches auparavant collectivement organisées. Le manque de places s’aggrave constamment dans les garderies et les homes pour personnes âgées.