Sous la pression des combats féministes, les consciences changent. Le terme « féminicide » a fait son entrée dans les médias de masse. De plus en plus de victimes brisent le silence. La culpabilisation des victimes, pilier de la culture du viol, est de plus en plus rejetée. Continuons sur cette voie !
Le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la Campagne ROSA (Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité) a organisé ou coorganisé des manifestations combatives ou des actions dans 8 villes du pays.
Par Odile (Liège)
Tout le défi aujourd’hui est de voir comment lier les explosions de colères les unes avec les autres et assurer qu’elles ne soient justement plus seulement des explosions, mais une dynamique soutenue et allant crescendo vers une transformation de toute la société.
Cette ambition exige de dépasser le cadre des groupes affinitaires et de réfléchir très consciemment aux pas à poser en avant vers la construction d’une organisation et d’une lutte de masse. C’est l’ambition de la Campagne ROSA.
Le 8 mars et durant la campagne de mobilisation qui a précédé cette journée, nous avons essentiellement accentué trois éléments : la lutte contre les violences faites aux femmes, la nécessité d’un salaire minimum de 14€/h (soit 2.300€/mois) et enfin des investissements publics conséquents dans les soins de santé.
Il est vital de ne pas simplement dire « ça suffit » et de développer des revendications claires et précises qui ne permettent pas à des décideuses et décideurs politiques de ne pas tout simplement s’en sortir avec des promesses vagues et des budgets insuffisants.
Décider de donner des moyens riquiquis, c’est faire le choix conscient de laisser de nouveaux drames se produire !
Notre campagne de mobilisation a permis de renforcer nos groupes locaux. De nouvelles têtes ont fait leur apparition, parfois en faisant leurs premiers pas dans l’activisme.
Le 8 mars dans la rue, après on continue ! Construisons un mouvement féministe qui arrache des victoires !
Sous la pression des combats féministes, les consciences changent. Le terme « féminicide » a fait son entrée dans les médias de masse. De plus en plus de victimes brisent le silence. La culpabilisation des victimes, pilier de la culture du viol, est de plus en plus rejetée. Continuons sur cette voie !
ROSA organise des actions, des événements et des campagnes pour combattre le sexisme et le système qui l’entretient : le capitalisme.
Publié le 18 mars 2022 dans la catégorie
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