8 mars/Gand – Une campagne intensive pour une manifestation combative !

1.200 féministes ont marché ensemble le 8 mars lors d’une Marche contre le Sexisme combative à Gand !

Nous avons démarré dans le centre, traversé différents lieux de la ville et terminé dans le quartier étudiant. Les passants ne pouvaient pas ignorer cette manifestation grâce à des slogans énergiques et combatifs qui ont été scandés pendant plus d’une heure ! La campagne Rosa à Gand a réussi à faire de nouveau du 8 mars une journée de lutte et à transformer l’indignation générale face au sexisme en une action concrète pour un changement social.

La manifestation à Gand était la plus grande en Belgique pour ce 8 mars : des centaines d’étudiant-e-s, écolier-ière-s et travailleur-se-s ont montré qu’ils en avaient assez d’un système dans lequel les inégalités, le racisme et le sexisme augmentent alors que les politiques ne défendent que les intérêts d’une petite élite.

Ce qui nous a frappés, c’est le nombre de manifestants qui ne sont pas actifs dans une organisation. Le mécontentement est grand et nous avons pu transformer ce mécontentement en une action de lutte.

Le succès de la manifestation de Gand ne peut s’expliquer que par la campagne intensive qui a été menée.

Nous avons fait campagne dans 12 écoles secondaires en revendiquant de rendre le problème du sexisme discutable dans l’enseignement. Dans un certain nombre d’écoles, une pétition a été utilisée pour exiger que la direction fasse de leur école un endroit où la lutte contre le sexisme est menée de manière active.

Les Étudiants de Gauche Actifs et la campagne ROSA ont mené pendant plusieurs semaines une campagne parmi les étudiants. Nous avons discuté avec des milliers d’étudiants de la nécessité de lutter contre le sexisme, l’oppression et la politique antisociale. Les sections du Parti Socialiste de Lutte ont mené campagne dans les quartiers en faisant des portes-à-portes, des stands dans le centre ville et mobilisé dans les syndicats.

Ils ont parlé avec leurs collègues, leurs voisins et sympathisants. Nous ne pouvons pas laisser la lutte contre le sexisme seulement à la jeune génération. Ils apportent une énergie nouvelle au mouvement mais ce sont les travailleur-se-s qui, par leur place dans la société et la force de leurs syndicats, peuvent mener la lutte contre ceux qui sont au pouvoir. Bien que la campagne sur les médias sociaux soit importante, les discussions face à face sont fondamentales.

Cela nous a permis d’engager des discussions sur l’impact de la situation économique des femmes sur la position sociale des femmes. Dans les rues, dans les écoles et les lieux de travail ou lors des réunions ROSA : nous avons réussi dans chaque discussion à lier le sexisme aux questions sociales.

Nous avons expliqué comment l’augmentation du coût des études poussait de plus en plus d’étudiant-e-s dans la prostitution, comment un manque de logements sociaux décents, des allocations et des salaires bas rendaient les femmes financièrement dépendantes d’un partenaire et rendaient difficile la séparation lorsqu’il y a maltraitance.

Ce gouvernement s’attaque à nos services publiques et sociaux pour distribuer des cadeaux fiscaux à leurs amis fortunés et vendre notre espace public aux entreprises et à leur publicité sexiste. Lutter contre le sexisme, c’est aussi lutter contre l’austérité.

Et notre campagne ne s’est pas arrêtée à ça : nous avons plaidé pour un programme ambitieux d’investissements sociaux, un programme socialiste, qui – seul – peut inverser la situation actuelle. Des salaires plus élevés, des allocations qui permettent de vivre décemment, des logements sociaux de qualité font partie des revendications féministes nécessaires. Nous avons fait le lien avec les autres formes de discrimination.

Alors que la droite et l’extrême droite utilise le sexisme pour diffuser leur programme xénophobe, la campagne Rosa lutte contre toute forme de division. A travers des exemples concrets, nous avons montré que la lutte contre le sexisme est nécessairement liée à celle pour une autre société.

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Rosa Luxemburg

‘‘Une tactique socialiste conséquente, résolue, allant de l’avant, provoque dans les masses un sentiment de sécurité, de confiance, de combativité ; une tactique hésitante, faible, fondée sur une sous-estimation des forces du prolétariat, paralyse et désoriente les masses. Dans le premier cas les grèves de masse éclatent ‘‘spontanément’’ et toujours ‘‘en temps opportun’’ ; dans le deuxième cas la direction a beau appeler directement à la grève – c’est en vain.’’

Et en 1906, Rosa Luxemburg a déjà décrit ce qui est nécessaire pour que la majorité de la population entre en action. Elle a décrit, dans un contexte où des grèves massives étaient nécessaires, le rôle que peut jouer une organisation déterminée avec des exigences offensives. Notre campagne menée dans différentes couches de la société montrent que la campagne ROSA a joué à Gand exactement ce rôle dans la lutte des femmes. ROSA est une organisation pour les personnes qui veulent lutter contre le sexisme et le capitalisme. Rejoins-nous !

Prochaine réunion ROSA à Gand : Mercredi 14 mars

Foto’s door Jean-Marie Versyp


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ROSA organise des actions, des événements et des campagnes pour combattre le sexisme et le système qui l’entretient : le capitalisme.