Mon corps, mon choix, ma liberté !

L'omniprésence de la femme-objet a des conséquences sur la vision et la place de la femme dans la société.

Stop au sexisme !

98% des femmes se sont déjà fait harceler dans les transports en commun. Lorsque le problème est généralisé, il s’agit d’un phénomène de société qui nécessite une réponse collective et non pas une gestion individuelle.

Stop à l’utilisation de nos corps comme des objets !

Les femmes sont souvent traitées comme des objets par l’industrie publicitaire : photo retouchée d’une femme à forte poitrine en bikini pour faire la promo d’un site de jeu, slogan ‘‘Ça coûte cher les femmes délicieuses’’ pour faire la promo d’un supermarché discount… Cette omniprésence de la femme-objet a des conséquences sur la vision et la place de la femme dans la société. Pire, certaines pubs banalisent les agressions sexuelles, à l’instar des exemples de Calvin Klein ou de Dolce&Gabana qui ont mis en scène un viol collectif. Cela n’a pour but que d’augmenter les profits d’une minorité dans le monde. Luttons pour une société où notre bien-être ne passe pas après la recherche de profits !

Pour le droit de s’habiller comme on le souhaite

De nombreux établissements scolaires pensent qu’imposer certaines tenues donne plus de crédit quant à la qualité de l’enseignement. Ce phénomène est accentué par la forte concurrence entre les écoles. Porter un tailleur, une mini-jupe ou un foulard à un examen ne change en rien nos connaissances de la matière tout comme un ‘‘joli décolté’’ ne vous rend pas plus apte à être proclamé. Au boulot et dans la rue aussi, une réelle pression existe. Non, porter une robe courte ne signifie pas que l’on souhaite se faire siffler ou insulter… Refusons de nous habiller en fonction des goûts vestimentaires de notre patron ou du directeur de notre école ou en fonction des injonctions de notre entourage ! Organisons collectivement une réponse à ces problèmes. Par exemple, pour prévenir les agressions au retour de soirée, ne demandons pas aux femmes de ne plus sortir ou de se faire raccompagner comme des enfants, exigeons des transports en commun publics en soirée, accessibles et avec suffisamment de personnel à bord formé à la prévention du harcèlement !

Pour un réel choix, arrêtons les coupes budgétaires dans les soins de santé, les services publics,…

Nos conquêtes sociales sont en danger. Les mesures d’austérité nous précarisent tous, et encore davantage les femmes. En plus, les mouvements réactionnaires se développent à mesure que le trumpisme se banalise en s’appuyant sur la crise économique et ses conséquences.

Pour des moyens contraceptifs et d’avortement accessibles, gratuits et de qualité

Défendons l’accès à la santé sexuelle et reproductive : pour des cours d’éducation sexuelle, une contraception gratuite, accessible et de qualité en ce compris la pilule du lendemain et pour le droit à l’avortement étendu. Refinançons les plannings familiaux et permettons-leur de jouer un plus grand rôle sur ces différents aspects.

Pour le droit d’avoir des enfants sans risquer de tomber dans la pauvreté

80% des mères célibataires vivent sous le seuil de pauvreté. Luttons également pour de meilleures conditions de vie afin qu’un réel choix soit laissé à chaque personne d’avoir un enfant, si et quand elle le veut, avec qui elle veut et sans pour autant risquer de tomber dans la pauvreté. Pour cela, nous avons entre autres besoin d’une allocation familiale qui couvre le réel coût d’un enfant, des services publics gratuits, accessibles et de qualité : crèches, écoles, soins de santé et pourquoi pas blanchisseries, cantines publiques, etc. pour lutter contre les emplois précaires légions dans ces secteurs et la double journée de travail des femmes.


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ROSA organise des actions, des événements et des campagnes pour combattre le sexisme et le système qui l’entretient : le capitalisme.