8 mars 2018 – Journée de lutte internationale pour les droits des femmes

Manifestons contre le sexisme et la précarité !

Ce que nous revendiquons

Contre les violences, luttons pour l’indépendance économique des femmes !

Pour un salaire de minimum 14 €/h brut. Pour un salaire étudiant qui couvre l’ensemble des coûts des études.

Pour la fin du statut de cohabitant. Suppression du stage d’attente. Pour une revalorisation des allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté.

Pour des emplois de qualité, ce n’est pas aux aînés de travailler plus longtemps. Pour des pensions décentes.

Stop au sexisme et à la précarité !

Stop à la marchandisation du corps des femmes pour augmenter les profits. Pas de prostitution pour payer ses études.

Stop à la banalisation des violences faites aux femmes. Stop à la culture du viol.

Stop aux codes vestimentaires. Pour le droit de s’habiller comme on le souhaite.

Luttons contre toutes les formes de discriminations. Pour des campus et des écoles sans sexisme, racisme et LGBTQI-phobie.

Solidarité avec les femmes sans-papiers. Pour une régularisation de toutes et tous.

 

32h par semaine sans perte de salaire et avec embauches compensatoires pour pouvoir combiner travail, vie de famille et loisirs.

Pour un enseignement gratuit, de qualité et accessible à tous. Pour un refinancement public de l’enseignement, des soins de santé et du secteur social.

Nous portons ces revendications dans les écoles et sur les lieux de travail. Regardez ce reportage sur notre action du 29 janvier à Gand.

8 mars : manifestations et actions dans 6 villes

Ce 8 mars sera marqué par le succès de #Metoo qui témoigne de la gravité du sexisme toujours présent.

Les femmes brisent aujourd’hui le silence pour dénoncer les violences, mais aussi le sexisme institutionnalisé dans les relations hiérarchiques du monde professionnel.

La précarité de l’emploi et les bas salaires rendent les dénonciations d’abus sur les lieux de travail plus difficiles. Les coupes budgétaires et la limitation des droits sociaux renforcent encore cette tendance. Les nombreuses années de sous-financement de l’enseignement et l’augmentation du coût de la vie créent un boulevard pour des entreprises comme Rich Meet Beautiful pour pousser les étudiantes à se prostituer. La marchandisation du corps des femmes banalise les violences qu’elles subissent.

Ce 8 mars, nous allons faire descendre #Metoo dans les rues pour clarifier que ça suffit.
La place des femmes est dans la lutte !

Nous voulons organiser des manifestations dynamiques et combatives, comme le 25 novembre dernier à Bruxelles
Rejoins-nous à Bruxelles, Liège, Gand ou Anvers pour défendre tes droits !

Il y aura aussi des actions à Namur et Mons !

Rappelez-moi cette action

31 mars : grande conférence pour l’anniversaire de la Campagne ROSA

La lutte contre le sexisme a repris de l’ampleur ces dernières années…

… en Inde, au Brésil, au Mexique, en Turquie, en Pologne, y compris au cours de l’année écoulée avec les Million Women March contre la politique sexiste, raciste et pro-riches de Trump. Depuis, ce thème fait régulièrement les titres de l’actualité et sa dénonciation, comme avec le #MeToo occupe une grande place sur les réseaux sociaux. Mais allons au-delà de ça. →

Beaucoup mettent en avant la nécessité de changer les comportements via l’éducation pour enrailler les harcèlements et agressions sexistes. Il est d’abord nécessaire que ces comportements soient combattus dans la culture et l’enseignement, mais aussi que ces secteurs soient financés publiquement. Mais on ne peut s’arrêter là.

Les coupes budgétaires n’ont pas seulement mené à un manque de services publics (crèches…) et de moyens pour financer de telles campagnes. Les attaques contre les chômeurs, nos pensions, les malades, ou encore la normalisation des emplois flexibles et précaires poussent violemment les femmes vers la pauvreté. L’émancipation des femmes n’est pas possible sur base d’un cimetière social !

L’émancipation des femmes n’est pas possible
sur base d’un cimetière social !

La libération sexuelle gagnée par les luttes de millions de jeunes avec les travailleuses et travailleurs en mai 68 a été en partie récupérée par les capitalistes en marchandisant le corps des femmes (pub, porno…). Nous ne sommes pas des objets !

ROSA est un instrument de lutte contre le sexisme et le capitalisme, car, dans ce système, même les avancées pour nos droits peuvent être tournées en leur contraire.

La lutte paye

Là où des mouvements de masse se développent, de réelles améliorations pour les femmes prennent place.

Les dizaines de milliers de manifestants au Brésil ont contraint le Président du Parlement à finalement s’opposer à la loi restreignant encore le droit à l’avortement.

Les mobilisations massives poussées par ROSA-Irlande pour la tenue d’un référendum pour la légalisation de l’avortement ont payé.

Les grèves noires en Pologne sont parvenues à faire tomber un projet de loi interdisant l’avortement. Mais le gouvernement de droite revient à l’attaque. La résistance doit se construire avec des comités locaux démocratiques, liant ces revendications aux questions sociales.

Avec, entre autres :

HEATHER RAWLING, CAMPAIGN AGAINST DOMESTIC VIOLENCE (Angleterre)
Mai Vermeulen, lycéenne et coordinatrice des comités ROSA – écoles à Gand
Anja Deschoemacker, initiatrice de ROSA et porte parole de Gauche Commune à Bruxelles

Après les actions et manifestations régionales du 8 mars remettant en avant la nécessité de lutter à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, poursuivons ensemble la construction de la campagne ROSA et discutons de différents aspects de cette lutte le 31 mars.

Construisons la résistance !

Rappelez-moi la conférence ROSA

Pour aller plus loin :

A l’image de ROSA, différentes campagnes contre le sexisme et le système qui l’entretient ont été initiées dans différents pays. Nous avons interrogé 4 militantes internationales.
La tribune du Monde du 9 janvier affirme que le phénomène #MeToo ou #BalanceTonPorc est devenu une chasse aux sorcières qui annonce le retour d’un héritage moralisateur et puritain. Alors, davantage ou moins de liberté sexuelle avec #MeToo ?
La lutte pour les droits des femmes est à nouveau à l’ordre du jour. Mais il y manque un programme de rupture clair avec le système.
ROSA organise des actions contre le sexisme et le système qui le génère : le capitalisme.
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