Action : Stop à la violence et aux harcèlements sexuels ! – Leuven

En 2021 il y a déjà eu au moins 12 victimes de féminicide en Belgique. En période de Covid19 les victimes de relations violentes sont souvent obligées de vivre avec leur agresseur. Un marché du travail difficile, l’offre limitée de protection des victimes, la difficulté de trouver un logement rendent l'indépendance financière des femmes impossible!

Il y a un an, le 12 mai 2020, une marche était organisée à la mémoire de Julie van Espen. Un an plus tard, nous constatons que les féminicides sont toujours une réalité. Pour 2021, il y a déjà eu au moins 12 victimes de féminicide en Belgique.

En période de Covid19, ce thème est encore plus présent. Les victimes de relations violentes sont souvent obligées de vivre avec leur agresseur 24 heures sur 24 à cause des quarantaines et des restrictions des contacts sociaux. Un marché du travail difficile, l’offre limitée de protection des victimes ainsi que la difficulté de trouver un logement décent et abordable ont pour conséquence qu’il est difficile pour de nombreuses femmes d’avoir une réelle indépendance financière. Et cela a diverses conséquences. Mais même avant la période Covid, la situation concernant les violences contre les femmes – à la maison, au travail ou dans la rue – était déjà très difficile et dangereuse.

Les chiffres ne mentent pas :

– 30 % des femmes belges de plus de 15 ans ont été victimes de harcèlement sexuel l’année dernière.

– Des dizaines de milliers de femmes sont violées chaque année.

– Seuls 10% des victimes introduisent une plainte. C’est-à-dire près de 8 plaintes par jour, alors qu’il y a une moyenne de 80 viols par jour. La stigmatisation, le sexisme omniprésent, la culpabilisation des victimes, le sentiment que rien ne sera fait avec la plainte de toute façon (à cause d’un manque de « preuves », traitement général des plaintes au sein de la police et du système judiciaire) contribuent à ce faible chiffre.

– Parmi les personnes LGBTQI+, 1 garçon sur 5 et 2 filles sur 5 subissent une forme d’agression sexuelle avant l’âge de 18 ans. Les enfants, les personnes souffrant d’un handicap mental et/ou physique et les personnes issues de l’immigration sont également surreprésentées dans les chiffres.

Des solutions concrètes sont nécessaires ! – C’EST L’HEURE DU CHANGEMENT !

Nous revendiquons:

– Une meilleure reconnaissance de l’impact émotionnel et physique des violences sexuelles par le système judiciaire et le reste de la société !

– Un refinancement public du secteur social afin d’offrir un suivi/soutien correct aux victimes de violences et de discriminations, mais également pour travailler efficacement sur la prévention et la sensibilisation.

– Des investissements publics afin d’ouvrir des refuges pour les personnes qui en ont besoin, tant les femmes, les familles qu’également les personnes LGTBQI+ victimes de violence.

– Des emplois et des logements décents afin que personne ne soit obligée de rester dans une situation précaire ou dangereuse.

– Un plus grand engagement dans la prévention et la sensibilisation.

– Un refinancement public de l’éducation afin notamment de garantir une éducation sexuelle et affective pour tou.te.s afin que celle-ci ne se base pas principalement sur internet et le porno.

– Un suivi correct et respectueux des plaintes ainsi qu’une mise en place de sanctions efficaces des agresseurs (y compris les thérapies qui visent à prévenir les récidives).

– La formation des acteurs de terrain (police locale, éducateurs, conducteurs de bus et de trains, personnel médical, …) sur la prévention et la gestion des agressions sexuelles et du sexisme quotidien.

Faites de la lutte contre le sexisme une priorité !

Tant que nous vivrons dans une société qui fait des femmes des objets et les exploite, nous vivrons dans une société qui encourage les violences sexuelles. Stop à l’usage de nos corps comme des objets pour augmenter les profits des entreprises. Stop à la banalisation de la violence envers les femmes dans les médias (publicité, porno, séries, …). Pour l’usage de l’espace public à des fins sociales (prévention, culture, …) et pas seulement pour la publicité des multinationales.

L’action et la lutte sont nécessaires ! – Rejoignez-nous !

Venez nous rejoindre, armés de ces revendications, le jeudi 12 mai ! Nous organiserons un die-in, en solidarité avec toutes les victimes. Nous demandons plus que des gestes symboliques de la part des politiciens. Nous voulons un changement positif et efficace de la société afin d’assurer le bien-être et la sécurité de tous et toutes.

Rendez-vous : 12 mai, 19h30, Place Ladeuze (l’action se fera dans le respect des mesures Covid19!


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ROSA organise des actions, des événements et des campagnes pour combattre le sexisme et le système qui l’entretient : le capitalisme.