21 mars – Manifestation nationale : la nouvelle colère blanche

En octobre 2016, le gouvernement fédéral annonçait 902 millions € d’économies supplémentaires dans le secteur non-marchand, déjà largement sous-financé depuis des années.

Les différents gouvernements et leurs mesures d’austérité ont poussé les travailleurs et les travailleuses dans des conditions de travail de plus en plus pénibles : moins de contrats à temps plein, hyperflexibilité (qui parfois se traduit par un changement du lieu de travail selon les besoins de l’entreprise et sans que le travailleur ait son mot à dire), augmentation de la pression et des burn-out (déjà bien présents dans le secteur).

Le sous financement, les privatisations (très fréquentes dans les MR et MRS) et l’utilisation régulière de sous-traitance dans les hôpitaux sont une réalité quotidienne. Et nous savons ce que cela veut dire. Quand l’organisation des services est centrée sur la création de profits et non pas sur les besoins des usagers, cela signifie souvent « faire plus avec moins », des licenciements, une surcharge de travail ainsi qu’une dégradation des services et de la prise en charge.

Le Portugal, la Grèce ou l’Espagne ont montré à quoi menaient des politiques néolibérales dures : remplir les poches des plus riches alors que les 99% de la population ont de plus en plus mal à mener une vie digne. En Espagne, des centaines d’hôpitaux ont été privatisés et des services réduits de moitié ou fermés. La Belgique ne sera pas une exception : l’austérité ne s’arrêtera pas sans résistance.

Obtenir un nouvel accord social serait un premier pas mais n’est pas suffisant. Nous avons besoin d’un plan d’action combatif pour obtenir un refinancement du secteur et des mesures qui permettent des soins de santé de qualité et accessibles à tous ainsi qu’une baisse de la pression au travail pour le personnel.

Et l’argent existe. Si les politiciens arrêtent leurs cadeaux aux multinationales via les intérêts notionnels et autres déductions fiscales, il y aurait assez d’argent pour refinancer le non marchand et les services publics à hauteur de leurs besoins.

Les femmes en ligne de mire

Alors que les gouvernements se présentent comme de « grands féministes », ils n’ont aucun scrupule à pousser de plus en plus de femmes dans la précarité. Celles-ci sont déjà surreprésentées dans les contrats précaires et dans les chiffres du chômage. Et cela risque de s’aggraver. Les mesures de Maggie De Block & co signifient une dégradation des conditions de travail de la moitié des femmes actives en Belgique. En effet, c’est plus de 50 % des femmes actives qui travaillent dans le secteur non marchand. Elles sont également les travailleurs majoritaires dans le secteur : 89% du personnel soignant, 91% du personnel infirmier et des sages-femmes, 63% parmi les professions paramédicales, … Elles subissent donc massivement les impacts des coupes budgétaires dans ce secteur.

De plus, ces attaques ainsi que le démantèlement systématique des services publics et du secteur non marchand ont un impact également sur les usagers. Aujourd’hui déjà 75% des personnes âgées ne peuvent pas payer seules les frais d’une maison de repos. De nombreuses familles doivent prendre en charge la totalité des soins pour les enfants, les personnes âgées, handicapées, … sans aide ni service adéquat. Un travail qui, la plupart du temps, retombe au sein des familles sur les épaules des femmes. Ces situations poussent de nombreuses femmes à chercher des emplois à temps partiels afin de combiner leurs différentes responsabilités. Mais cela limite leur revenu, leurs droits sociaux ainsi que leur accès à une pension complète.

Voilà pourquoi il est nécessaire que les femmes participent ACTIVEMENT à ces luttes. Nous devons dénoncer l’hypocrisie du gouvernement et surtout construire un mouvement combatif qui pourra imposer ses revendications.

Non à la privatisation des soins de santé

Nous revendiquons :

  • Un refinancement public du secteur non marchand à la hauteur de ses besoins

Pour des conditions de travail décentes et une augmentation de notre pouvoir d’achat, nous revendiquons :

Pourquoi se syndiquer ?

La syndicalisation des femmes, certainement dans les secteurs où elles sont majoritaires, est essentielle pour construire un mouvement fort et uni. Que ce soit dans les grandes institutions ou dans les « petites structures » (moins de 50 travailleurs), nous ne pouvons stopper ces attaques et obtenir de nouvelles victoires qu’en luttant ensemble et en poussant les directions syndicales à organiser la riposte. Syndiques toi et défends tes droits !

Qu’est-ce que la Campagne ROSA ?

La Campagne ROSA (Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité) est une campagne initiée par le PSL qui veut promouvoir et organiser des événements, des actions et des campagne d’information contre le sexisme, l’austérité et le système qui l’entretient : le capitalisme. Nous voulons défendre la solidarité comme outil de lutte. Rejoignez-nous !


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ROSA organise des actions, des événements et des campagnes pour combattre le sexisme et le système qui l’entretient : le capitalisme.